Ceraphin a écrit:Cependant, pourquoi on constate une baisse d'audience généralisée dans les stations FM ?
On sera d'accord pour dire que cela vient de la disponibilité de l'information qui se trouve devant le PC.
Ce n'est pas une baisse généralisée (tout le monde ne baisse pas), mais plutôt une baisse globale de l'audience totale de la radio. Il est évident que c'est dû principalement au fait que certains formats de radios sont directement concurrencés par les baladeurs MP3.
Ceraphin a écrit:Quand tu parles de radios de quartiers Fm dont seraient friands les jeunes. Le net c'est une vaste ville avec pas mal de quartiers.
Chaque soir, le mec il rentre chez lui, branche son PC, va sur ses sites favoris, rejoint sa communauté ( de jeu, d'expression etc ). C'est son quartier à part entiere.
Les "radios de quartier", en FM, ça a existé sous forme associative, il en reste d'ailleurs beaucoup en France. Mais c'est une espèce en voie de disparition, malgré le fait qu'elles touchent des subventions. Ce qui semble prouver que cela ne répond pas à une demande, probablement parce les auditeurs attendent un minimum de professionnalisme, que ne pouvaient apporter toutes ces radios qui ont disparu ces 20 dernières années.
Ceraphin a écrit:Et je pense que l'avenir des webradios est prometteur car justement, le support, l'accessibilité, sa diversité permet justement aux auditeurs de retrouver : de la musique, quelques informations, de partager des moments avec des personnes qu'il cotoie tous les jours.
L'avenir est prometteur pour les webradios qui arriveront à trouver et fidéliser un public, tout en ayant un modèle économique viable, tout comme c'est le cas des FM. Par contre, à la différence de la FM, le net est un espace qui n'est pas soumis à la rareté d'une ressource. Cela laisse donc de la place pour des webradios de toutes les tailles et tous les formats immaginables, y compris les projets les plus confidentiels, qui ne pourraient avoir de place en FM.
Ceraphin a écrit:Le déclic ne s'est pas fait, c'est la jungle des webradios.
Je pense qu'une webradio aujourd'hui veut faire "trop" FM dans son format et que son avenir justement est dans l'adaptation de ce que veut retrouver l'internaute quand il revient. A défaut quand tu prends Fréquence 3 en webradio, ils sont très pro, réussissent car c'est l'une des premières webradio émergente, que le monde attire le monde.
Si tu prends en compte les audiences cumulées de plus 6000 webradios référencées par Shoutcast
http://www.shoutcast.com/ttsl.html , tu te rends compte que c'est plus de 150 milions de connections sur ces 30 derniers jours à 6 000 Webradios et constante progression.
Il faut juste etre pret à admettre qu'une webradio n'aura jamais 1 milion d'auditeurs sur ce meme format PC. Une webradio les aura quand la technologie permettra à chacun de transporter sa webradio par wifi dans sa poche.
Le déclic de l'écoute sur internet est en train de se faire, lentement mais surement, il suffit de regarder les stats de streaming. Mais ce ne sont pas forcément les webradios qui en profitent, mais la diffusion en streaming des FM. Le nombre de webradios disponible contribue à "diluer" l'audience. Plus il y aura de choix, moins les radios ou webradios feront d'audience.
Ceraphin a écrit:Je dirais que la FM se démode .. et que les webradios se modent et sont bien au contraire l'avenir de la FM si on constate maintenant que toute les FM disposent d'un flux pour essayer de reprendre sur le web les auiteurs qu'ils perdent sur les ondes ...
Webradio toujours un effet de mode ? Simplement un outil qui répond à des besoins.
La FM n'est pas si démodée... Cependant il est évident que le streaming est désormais considéré par les FM comme un support de diffusion à part entière (il aura fallu du temps pour en arriver la).
Médiamétrie a publié quelques chiffres intéressants dans une étude récente portant sur les 13 ans et +, sur la saison 2005/2006 :
- La part de l'écoute à domicile est stable à 53.4% de l'écoute totale de la radio (contre 53.3 en 2004/2005). Cela veut dire que l'écoute "non mobile" représente plus de la moitié de l'écoute radio, ce qui laisse des possibilités pour l'écoute via internet.
- La part d'écoute en voiture (donc réservée aux FM) est en légère baisse (24.8% contre 25.2 en 2004/2005)
- La part d'écoute au bureau (qui représente, d'après mes statistique de streaming, le potentiel le plus élevé pour l'écoute des streams) a légèrement augmenté, passant de 17.3% à 18.1%
- 11.7% des 13 ans et + ont déjà écouté des streams, et 43.2% sont équipés pour pouvoir le faire. Cela laisse donc une marge de progression énorme.
Il faut donc attendre de voir l'évolution des audiences, lorsque la commercialisation de récepteurs wifi domestiques va démarrer (Orange prévoit la commercialisation de sa "live radio" en option avec la "livebox" pour début 2007). Cependant, ces appareils ne permettront pas la mobilité, pour l'instant réservée à la FM.